06/09/2026
Le budget 2027 est déjà un sujet électoral. Les partis raisonnent désormais à l’horizon de la présidentielle et des législatives.
À quelques mois de la présidentielle, les arbitrages budgétaires ne relèvent donc plus seulement de considérations économiques. Ils dépendent aussi des intérêts électoraux de chaque parti.
Pourquoi le Parti socialiste aurait-il intérêt à faire tomber le gouvernement ? Pourquoi Les Républicains prendraient-ils le risque de provoquer une nouvelle crise ? Et surtout : quels partis ont intérêt à ce que la campagne présidentielle se concentre sur le budget ?
Pour Raul Magni-Berton, directeur de campagne de Solution Démocratique, une différence importante apparaît par rapport à l’an dernier : les partis raisonnent désormais en fonction des élections à venir.
À court terme, chacun cherche à préserver son rapport de force électoral. Mais cette logique pose question : quand chaque décision est évaluée à l’aune de la prochaine élection, qui prend encore le temps de penser au long terme ?
Dette, budget, retraites, fiscalité : ces sujets ne disparaîtront pas après 2027. Ils resteront posés, quel que soit le gouvernement en place. La démocratie représentative peine pourtant à les traiter autrement qu’à travers des séquences électorales successives.
C’est l’une des raisons pour lesquelles Solution Démocratique défend une autre conception de la décision publique : donner davantage de pouvoir aux citoyens sur les grandes orientations du pays, au lieu de laisser les partis arbitrer seuls en fonction des prochains rapports de force.
06/09/2026